Travaux de gestion de la ripisylve


Dans le cadre du PPG 2017-2021, la gestion de la ripisylve est divisée en 5 tranches de travaux (1 tranche par année), chacune comprenant environ 10 secteurs d’entretien du Rance ou de ses affluents. Les travaux sont financés à 60% par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, 20% par les Communes, 10% par le Conseil Général et 10% par le Conseil Régional. Sur les bassins versants du Tarn et de Sorgues-Dourdou, les mêmes types de travaux sont actuellement en cours d'élaboration.

 

Avant d'engager concrètement les travaux de chaque tranche, un relevé de terrain est effectué sur chaque secteur pour détaillé l'objectif des travaux. Après validation du projet par le conseil syndical et acquisition des arrêtés attributifs de subvention, un marché de travaux est mis en place et les entreprises sont mises en concurrence. Une fois l'ensemble des secteurs attribués, des autorisations de passage sont demandées aux propriétaires riverains et ces derniers informer de la nature et des objectifs des travaux.

 

Le syndicat TSDR effectue via des entreprises privées des travaux visant à restaurer et/ou entretenir une végétation variée et adaptée aux berges et à enlever les déchets flottants encombrant le lit du cours d'eau afin de prévenir d'éventuels dégâts liés aux crues. Ces travaux sont classés d'intérêt général par les préfectures de l'Aveyron et du Tarn. 


Retrait des embâcles (= accumulation de bois morts ou autre débris flottants dans le lit mineur).

Sur les photos : (photo de gauche avant travaux, photo de droite après travaux) un chêne tombé en travers du Liamou (affluent du Rance) et a été retiré du lit du cours d'eau.

Suppression des arbres dangereux, menacants de tomber dans le cours d'eau, malades ou dépérissants.

Sur la photo : un peuplier menacait de tomber dans le Rance, vient d'être abattu et va être retiré du cours d'eau.

Plantations sur des zones dévégétalisées pour favoriser la stabilité des berges et l'ombrage sur le cours d'eau.

Sur la photo : plantations sur le Toudoure.

Entretien systématique en amont des ponts sensibles aux inondations.

Sur la photo : le pont de la RD 60 sur le Mousse.

Entretien de la ripisylve par recépage et/ou élagage.

Sur la photo : entretien sur le Rance.


Travaux d'aménagement de l'espace rivière


En cours de rédaction.

Exemple des travaux d'aménagement du Gos dans la traversée du village du Cayla (commune de Martrin)

L'ensemble des partenaires de l'opération réuni le 11 octobre 2019
L'ensemble des partenaires de l'opération réuni le 11 octobre 2019

De juin à septembre 2019 le syndicat a réalisé un réaménagement du Gos, cours d’eau affluent du Rance, dans la traversée du village du Cayla (commune de Martrin) avec pour maître d’œuvre le bureau d’étude CCE et C. 

Dans ce hameau, le ruisseau du Gos était fractionné par 2 ouvrages distants de 90 mètres, un seuil et un passage à gué. Lors de la crue de novembre 2014, ces deux ouvrages avaient subi d’importants dégâts et la question de leur utilité avait été soulevée. La chaussée n’ayant plus d’usage, l’aménagement des abords du Gos dans le village a été étudié sur la base d’une approche globale. En effet, le projet a concilié le bon fonctionnement de l’espace rivière et les besoins des habitants recensés sur le site, notamment l’accès par le passage à gué, seul moyen d’accès pour une partie du village pour les véhicules de secours et d’urgence. 

Après avoir sollicité les services de l’Etat (DDT service police de l’eau, Agence Française pour la Biodiversité) et obtenu les autorisations nécessaires, l’entreprise Guy BRU de Montclar, titulaire du marché, a mené à bien les travaux qui se sont déroulés en deux temps. La première phase a vu la mise à plat de la chaussée en béton présente en amont du village. La démolition de cet ouvrage et de sa fondation s’est faite avec un brise roche hydraulique et les matériaux issus de cette démolition ont été chargés et mis en décharge réglementée. La seconde phase a concerné le changement du passage à gué busé et bétonné par un pont en préfabriqué béton, fourni par l’entreprise SIMAT de Rodez. De plus, une canalisation d’eau potable traversant le Gos a été enfouie sous ce nouveau pont. 

Avant ces opérations dans le lit du ruisseau, une pêche de sauvegarde piscicole a été réalisée et des barrages filtrants ont été mis en place à l’aval de la zone de travaux. Le chantier a été effectué en période de basses eaux afin de travailler à sec. Ces travaux planifiés dans le Programme Pluriannuel de Gestion (PPG) du bassin versant du Rance ont pu bénéficier de 100% de financement par l’intermédiaire de l’appel à projet « continuité écologique » de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne.

Le syndicat de la vallée du Rance a réuni pour la réception des travaux le vendredi 11 octobre 2019 : la mairie de Martrin, la communauté de communes Saint-Affricain, Roquefort et 7 Vallons, l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, le Conseil Départemental de l’Aveyron, l’AAPPMA de la vallée du Rance et les entreprises CCEC, BRU et SIMAT. 

 

Nous vous invitons à consulter les photos ci-dessous qui retracent les étapes de ces travaux.

Pêche de sauvegarde piscicole avant les travaux, réalisée par l'Association Ayga et l'AAPPMA de la vallée du Rance, le 4 juin 2019

Effacement de la chaussée de juin à juillet 2019

Aménagement du passage à gué de août à septembre 2019

Réflexion sur l'érosion des sols


L'érosion des sols est un enjeu transversal sur le territoire Tarn-Sorgues-Dourdou-Rance, à la fois enjeu agricole, environnemental et social.

 

La perte de terre et la diminution de la teneur en matière organique ont un impact sur les rendements, nécessitant plus d'intrants pour une production équivalente, avec des conséquences sur l'économie des exploitations agricoles mais également sur le temps de travail.

 

De plus, les éléments emportés par ruissellement rejoignent les cours d'eau où ils provoquent hausse de la turbidité de l’eau et colmatage des cours d’eau et des retenues d’eau, avec des conséquences directes sur la qualité de l'eau et sur la vie aquatique, notamment piscicole.Les éléments chimiques (fertilisants et pesticides) sont également lessivés et arrivent aux cours d'eau, engendrant alors des coûts supplémentaires de traitement de l’eau qui incombe à la collectivité.Les coulées de boues provoquées lors des épisodes orageux peuvent également causer des dommages importants sur les voiries, avec des frais de remise en état engagés par les particuliers et/ou les collectivités non négligeable.

 

En cours de rédaction.

Le Plan Pluriannuel de Gestion : outil de programmation


Le PPG : qu'es aquo ?

Le syndicat TSDR a pour compétence la GEstion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI) sur l'ensemble du bassin versant du territoire. L'ojectif des actions envisagées est de répondre aux objectifs de la Directive Cadre Européenne sur l'Eau et de limiter les dégâts liés aux crues. Le Plan Pluriannuel de Gestion (PPG) des berges est le principal outil mis en oeuvre par le syndicat pour répondre à cet objectif. Le PPG est mis en place pour 5 ans par le technicien rivière en collaboration avec les élus, les partenaires techniques et financiers et les usagers.

L'élaboration de ce document comprend plusieurs phases, décrites ci-après :

Phase 1 : état des lieux / diagnostic des cours d'eau

L'état des lieux / diagnostic des cours d'eau. Le technicien rivière prospecte l'ensemble des cours d'eau du bassin versant à l'aide d'un topofil (appareil de mesure des distances) afin d'inventorier les désordres et les différents enjeux à mettre en avant. Ici la méthode Microriv, développée par le Conseil Départemental de l'Aveyron, a été utilisée pour traiter les données de terrain et réaliser un atlas cartographique et thématique des principales problématiques du bassin.

Phase 2 : concertation / définition des actions

Partage du diagnostic avec les élus (via chaque commission géographique), les représentants des usagers et les partenaires techniques et financiers grâce à des réunions d'échanges. L'objectif est de construire les futurs actions inscrites au PPG en travaillant sur une approche globale qui tienne compte des besoins et enjeux du territoire. 

 

Phase 3 : chiffrage financier des opérations et rédaction

Rédaction à proprement parler du PPG pour les interventions à mettre en place accompagnées d'un chiffrage financier et rédaction de la Déclaration d'Intérêt Général.

Le PPG est ensuite proposé au vote des élus et représente la feuille de route pour les 5 prochaines années en matière d'actions d'aménagements de l'espace rivière. 

 


L’objectif est d’assurer une gestion cohérente des cours d’eau par bassin versant pour répondre aux objectifs d’atteinte ou de maintien du bon état écologique des masses d’eau demandé par la Directive Cadre européenne sur l’Eau.

Il est à noter que l’entretien de la végétation rivulaire reste une opération menée dans le cadre de ce PPG. Toutefois, de nouvelles actions ont été ajoutées comme par exemple, la restauration de zones humides, la surveillance des foyers d’espèces invasives, la cartographie des zones sensibles à l’érosion sur l’ensemble du bassin versant, la mise en place de point d’abreuvement pour le bétail, ou encore une politique de communication vis-à-vis de la colonisation du bassin versant par le castor…